Question bête, mais comment on avoue une sortie à son entraîneur ? Gennaro Gattuso, qui entraîne la Lazio depuis cet été, a dit en conférence de presse, selon Football Italia : « Je préfère l’honnêteté intellectuelle. Si quelqu’un me dit qu’il a bu un verre de trop ou qu’il est sorti le soir, d’accord, mais je ne laisserai personne gâcher une séance d’entraînement. La porte de mon bureau est toujours ouverte. »
J’ai ouvert un onglet dans mon carnet, couleur orange : « aveux ». J’avais trois questions. Est-ce qu’on frappe ? Est-ce qu’on dit l’heure exacte ? Et qu’est-ce qui se passe après l’aveu, puisque c’est « d’accord » ?
J’ai vérifié, et en fait personne ne sait. Il n’y a pas de formulaire. La porte est ouverte, c’est tout le dispositif. Au basket, j’avais un coach qui voulait un SMS avant minuit, et on savait au moins à quelle heure ça s’arrêtait.
Ce qui m’intrigue, c’est que la règle a deux temps. La nuit, on peut. Le matin, la séance est intouchable. Donc la limite passe quelque part entre le dernier verre et le premier exercice. J’ai demandé à Freddy où exactement.
Chez moi, la limite, c’est le moment où il retrouve ses crampons dans le coffre.
Ce n’est pas une heure, j’ai noté quand même.
Gattuso a aussi dit avant Parme : « Si on baisse le pied, Parme va nous infliger une correction dont on se souviendra. » La Lazio vient pourtant de gagner 3-0 chez la Juventus et partage la tête de la Serie A avec l’Inter. On m’explique que les entraîneurs ont toujours peur du match suivant, d’accord, mais encore ? Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Football Italia.





