Alors, tactiquement, Thibaut Courtois a été retiré du groupe WhatsApp des Diables. Et ça le fait plus rire qu’autre chose. Je respecte. Moi, chez nous, un joueur sorti du groupe, il est au bord du terrain le dimanche à trois heures, en civil, à demander à quelle heure on joue.
Il explique que ce groupe sert aux infos pratiques et aux entraînements, avec peu de messages. Pareil chez moi. Sauf que chez moi, le groupe, c’est le délégué. Il a une farde, un bic et une liste. Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de WhatsApp : il a le délégué qui téléphone le samedi soir.
Pour le fond, Courtois n’était pas à disposition de Mark van Bommel pour la Ligue des Nations et se rend disponible pour les qualifications de l’Euro 2028. Il dément avoir boudé parce que sa place de titulaire ne pouvait pas lui être garantie. Il a dit, selon Walfoot : « Je ne suis jamais venu en sélection en me disant que j’allais forcément jouer. Je connais mes qualités et sait quelle importance je peux avoir, mais la concurrence est une bonne chose. Personne ne doit rien me promettre, Senne, Mike et Maarten font du bon boulot ».
Trois gardiens qui font du bon boulot. J’en ai un. Le mardi, il joue avant-centre parce qu’on est neuf. La concurrence, je la mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Il dit aussi avoir pensé peut-être arrêter après la Coupe du Monde 2026, devenue finalement l’un de ses tournois préférés. Ça, je connais. Chaque juin, je pense arrêter. Et chaque août, je rachète des chasubles avec l’argent de la buvette.
Un délégué avec un bic. Voilà un système qui ne plantait jamais.
Lundi, j’ai vérifié ma farde : tout le monde y est encore. Même celui qui ne vient plus depuis septembre.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.







