Alors, tactiquement, il faut commencer par la promesse. Selon HLN, Jorge Jesus avait promis à Cristiano Ronaldo qu’il entrerait contre la Norvège. Ronaldo est resté nonante minutes sur le banc. Après une discussion avec le sélectionneur, il a quitté le camp d’entraînement. Il n’appréciait pas qu’on lui ait fait « deux fois » de fausses promesses.
La promesse de faire entrer un joueur, je connais. Chez moi, en P3, c’est presque un système de jeu. « Tu montes à l’heure de jeu. » Et puis il drache, on mène d’un but, le terrain 2 penche du mauvais côté, et à la 80e le gamin est toujours en chasuble à côté de mon essuie. Je ne promets plus de minute précise. Je promets « la deuxième mi-temps ». Ça laisse de la marge.
Ensuite, la sanction. Trente jours de suspension de la sélection et 255 euros d’amende à payer à la fédération portugaise. Selon HLN, Forbes estime ses revenus annuels à plus de 265 millions d’euros, dont plus de 200 millions de salaire de base à Al-Nassr. J’ai fait le calcul sur un sous-bock, j’ai arrêté au troisième zéro. Information que je refuse d’intégrer, comme d’habitude.
Parce que 255 euros, chez nous, c’est la caisse des amendes d’une saison entière. Retard à l’entraînement, un euro. GSM pendant la causerie, deux euros. Oublier les chasubles, cinq euros, et le délégué paie souvent. Avec 255 euros, la buvette nous offre un ballon neuf et le repas de fin de saison.
Et Ronaldo a reconnu que la sanction était justifiée. Il l’a dit à HLN :
« Je ne suis pas n’importe quel joueur, je suis le capitaine de l’équipe. C’est une circonstance aggravante. »
Un capitaine qui réclame lui-même la circonstance aggravante. Le mien conteste encore l’amende de deux euros pour le GSM de 2019. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Pour le reste, Ronaldo avait déjà été suspendu à titre préventif, donc la sanction a commencé à courir plus tôt. Selon HLN, il ne manquera aucun match et sera disponible pour la prochaine trêve internationale, dans un mois.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.







