Cristiano Ronaldo est suspendu trente jours de la sélection du Portugal. Il doit payer 255 euros à la fédération portugaise. J’ai lu la nouvelle à la friterie, le papier sur le comptoir. Je l’ai relue. Le montant n’avait pas changé.
Les faits sont simples. Selon HLN, Jorge Jesus lui avait promis qu’il entrerait contre la Norvège. Il est resté nonante minutes sur le banc. Après une discussion avec le sélectionneur, il a quitté le camp d’entraînement. Il n’appréciait pas qu’on lui ait fait « deux fois » de fausses promesses. Il a dit à HLN que le coach avait rompu sa parole et qu’il voulait avant tout être seul.
Ce qui m’arrête, c’est la suite. Il a reconnu que la sanction était justifiée. Il a dit, selon HLN : « Je ne suis pas n’importe quel joueur, je suis le capitaine de l’équipe. C’est une circonstance aggravante. »
Un joueur qui plaide contre lui-même. Je ne critique pas. Je compare. De mon temps, on contestait tout, longtemps, au café. On avait tort, souvent. Mais on contestait.
Il y a aussi les chiffres. Selon HLN, Forbes estime ses revenus annuels à plus de 265 millions d’euros, dont un salaire de base de plus de 200 millions à Al-Nassr. L’amende est de 255 euros. Je n’ai pas fait le calcul. Certains chiffres se regardent sans se diviser.
Et la suspension elle-même. Il avait déjà été suspendu à titre préventif, la sanction a commencé à courir plus tôt. Selon HLN, il ne manquera aucun match. Il sera disponible pour la prochaine trêve internationale, dans un mois.
Il s’est puni lui-même et il ne rate rien. C’est historique.
Une sanction sans match manqué, acceptée par celui qui la reçoit. Tout le monde est d’accord. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.




