Alors, tactiquement, le match de samedi entre Newcastle et Aston Villa se joue à un endroit que personne ne regarde : le choix du gardien. Villa gagne 0-1 et dans le but, Unai Emery a mis Zion Suzuki, passé par STVV. Il l’a préféré à Marco Bizot, passé par Genk. Deux anciens du Jupiler pour une seule cage.
Je connais. Moi aussi j’ai deux gardiens. Le premier arrive à l’heure. Le second a les meilleurs réflexes du Hainaut mais il travaille à la boulangerie le dimanche matin et il arrive en sentant le pistolet chaud. Le choix du gardien, c’est le moment le plus long de ma semaine. J’ouvre ma farde le samedi soir, je referme ma farde, je la rouvre.
Et le choix d’Emery a tenu. Suzuki a repoussé en début de seconde période un tir de Sven Botman. C’était le seul tir cadré de Newcastle, selon The Guardian. Un seul arrêt à faire sur nonante minutes. Le gardien qui joue doit rester chaud pendant tout ce temps-là pour une seule balle. Chez nous, sur le terrain 2, il reste chaud parce qu’il court après le ballon qui descend la pente.
Le but est venu de l’autre côté : Johan Manzambi, de la tête, à la 36e minute, sur un centre de João Gomes. Un centre, une tête, un but. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Avec ce succès, Unai Emery a remporté sa 100e victoire en Premier League. Moi, j’en suis à un chiffre que le délégué refuse de noter, mais il est en progrès.
Question bête, mais le gardien qui ne joue pas, il s’entraîne toute la semaine pour quoi, s’il n’y a qu’un tir ?
Bonne question. Mon second gardien, lui, s’échauffe pour la buvette. Dimanche à trois heures, je reprends ma farde. Un gardien, une cage, à un terrain plat près, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : BBC Sport · Football.







