Le Real Madrid a battu Villarreal 1-0 en Liga, samedi. Yan Diomande a marqué à la 63e, sur une passe de Valverde. La VAR a vérifié un possible hors-jeu. Elle a validé. Elle valide aussi, parfois.
À la 71e, Vinicius Junior marque. La VAR revient en arrière. Pas de quelques secondes. Jusqu’au début de l’action, où il avait tiré les cheveux de Nathan Saliba, l’ancien joueur d’Anderlecht. But annulé. Carton rouge à la 72e.
En 1980, l’arbitre voyait la faute, ou il ne la voyait pas. S’il ne la voyait pas, elle rentrait chez elle avec nous. On en parlait le lundi à la friterie. On ne la retrouvait pas une minute plus tard sur un écran. La VAR n’est pas un progrès, c’est un aveu. Ici, elle avoue tout, et même ce qui précède.
Je ne critique pas. Je compare. Le règlement a été appliqué, le fait était là. Ce qui a changé, c’est le temps. Un but durait avant le temps de l’applaudir. Maintenant il dure le temps qu’on le relise.
Le reste du match, je l’ai lu dans mon hebdomadaire. Kylian Mbappé a eu plusieurs grosses occasions. Gulacsi les a toutes repoussées. Thibaut Courtois a fait plusieurs arrêts, dont un sur Gerard Moreno. À dix, le Real a gardé le 1-0. Un gardien qui arrête des tirs. Ça, au moins, ça n’a pas changé.
Une VAR qui donne raison à un ex-Anderlecht, moi j’appelle ça historique. Je pèse mes mots.
José Mourinho a refusé de parler à la presse après le match. Avant, les entraîneurs parlaient peu aussi. Mais on ne les attendait pas autant. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.






