Alors, tactiquement, le Real Madrid a gagné 1-0 contre Villarreal samedi. Yan Diomande a marqué à la 63e minute, son premier but pour le club, sur une passe de Valverde. La VAR a vérifié un possible hors-jeu et a validé. Jusque-là, rien que je ne fasse pas travailler le mardi, enfin quand ils sont onze.
C’est la 71e minute qui m’a fait sortir ma farde. Vinicius Junior marque, ça fait 2-0. Et la VAR ne regarde pas la fin de l’action : elle remonte au début. Tout au début. Là, elle trouve que Vinicius a tiré les cheveux de Nathan Saliba, l’ancien joueur d’Anderlecht. But annulé, carton rouge à la 72e.
Moi, ce qui me frappe, c’est la marche arrière. Chez nous, une action commence au moment où le délégué lève les yeux de son GSM. Avant, elle n’existe pas. Mon vestiaire n’a pas besoin de VAR : il a le délégué, et le délégué ne rembobine rien, il a déjà assez de mal avec les feuilles de match.
Vinicius a réagi avec colère, plusieurs coéquipiers ont dû le retenir. Je laisse ça au staff madrilène. Je retiens la leçon de transition : on ne construit pas un but avec les mains, même dans le premier mètre de l’action. Je vais l’écrire en rouge sur le tableau du vestiaire préfabriqué, à côté du 4-4-2.
Derrière, Kylian Mbappé a eu plusieurs grosses occasions, toutes repoussées par Gulacsi. Et Thibaut Courtois a fait plusieurs arrêts, dont un sur Gerard Moreno, pour garder le 1-0 à dix. Défendre une minute d’avance à dix, je connais. Sur terrain plat, ça doit même être confortable.
Avant le match, le Barça comptait 24 points sur 24 avec 34 buts, et le Real voulait rester à six points. José Mourinho n’a pas parlé à la presse. Moi je parle le lundi, à la buvette, que quelqu’un écoute ou pas.
Question bête, mais jusqu’où elle a le droit de remonter, la VAR ? Au vestiaire ?
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



