Mateo Biondic est le joueur du mois de septembre en Pro League. Il ne connaissait pas l’histoire de Deniz Undav avant de signer à l’Union. Je l’ai lu lundi, à la friterie, et j’ai reposé mon hebdomadaire.
Je ne critique pas. Je compare.
En 2020, Undav avait 23 ans. Il jouait à Meppen, en troisième division allemande. L’Union est venue le chercher. Le club était alors en Challenger Pro League. Ensuite, 45 buts et 18 passes décisives en 70 matchs.
En janvier, l’Union a officialisé Biondic. Allemand, origines croates, 22 ans, Eintracht Trier, quatrième division. Une division plus bas. Le club, lui, est monté. Il a dit à la RTBF que l’Union ne voulait pas seulement de bons joueurs, mais « des joueurs qui s’adaptent à leurs caractéristiques, à la façon dont ils veulent jouer au football ».
Autrefois, un joueur arrivait dans un club et on lui racontait qui avait porté le maillot avant lui. Dans le vestiaire. Pas dans le journal. Aujourd’hui il signe, il marque, il est joueur du mois, et c’est la presse qui lui apprend qu’il y avait un précédent. Je ne lui reproche rien. Il n’avait pas d’hebdomadaire.
Une chose me console. Il a dit : « Je viens à vélo à l’entraînement. Je ne suis pas vraiment une personne spéciale. » En 1980, ça ne serait pas arrivé non plus. Personne ne l’aurait dit. Tout le monde le faisait.
Marcel, chez moi aussi on se transmet l’histoire au vestiaire. Surtout celle de la pente.
Il avait aussi postulé à la police. Refusé, parce que ce n’était pas conciliable avec le football. Peu après, l’offre de l’Union. J’ai découpé l’article. Je le garde avec celui sur Undav, dans la même farde. Si un troisième arrive, il aura de la lecture.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.







