La Turquie a perdu 3-1 en Italie. À Bologne. Quatrième défaite de suite, une première depuis 1988. J’ai lu cela à la friterie, lundi, dans mon hebdomadaire et dans la DH, pour comparer.
Après le match, le sélectionneur, Vincenzo Montella, a dit : « Le résultat n’est pas positif ».
J’ai reposé le journal. J’ai relu la phrase.
Cinq mots. Pas de « on a manqué de réussite ». Pas de « il y a du positif ». Pas de « on va analyser ça calmement ». Un homme regarde un 3-1 et dit qu’il n’est pas positif. En 1980, on parlait comme cela. Un entraîneur perdait, il disait que ce n’était pas bon, et on rentrait manger.
Le reste, je le connais aussi. Les supporters turcs présents à Bologne ont réclamé son licenciement. Il a été sifflé par ses propres supporters. Il a demandé qu’on lui fasse confiance et il a rappelé que l’objectif restait l’Euro. Selon les médias turcs, le licenciement coûterait près de 5 millions d’euros à la fédération. Il est sous contrat jusqu’après l’Euro 2028.
Deux mille vingt-huit. De mon temps, un contrat d’entraîneur se mesurait en saisons. Parfois en mois. Je ne critique pas. Je compare.
Les médias turcs citent déjà Fatih Terim et Nuri Sahin parmi les successeurs. Le banc est occupé, et il y a déjà une file devant.
Une file, Marcel, c’est un luxe. Chez moi, le successeur, il faut d’abord le convaincre de venir le dimanche.
Freddy exagère. Ou pas.
Pendant ce temps, l’Italie a dépassé la Belgique dans le groupe A. La Turquie reçoit les Diables le 12 novembre, à Izmir. J’irai voir le match à la télévision. Pas en noir et blanc. Ils ne le proposent plus.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.





