La Belgique a perdu 4-1 au Stade de France. Mais pendant septante-sept minutes, elle a gagné. Je tiens à ce que ça figure quelque part.
À la 35e minute selon RMC Sport, Roméo Lavia envoie un grand ballon qui ouvre la défense française, Dodi Lukebakio marque. J’ai écrit dans le groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche » : historique, je pèse mes mots. Sans De Bruyne, sans Tielemans, tous deux suspendus, avec Maarten Vandevoordt pour son premier match dans les buts. Une génération venait de naître sur mon canapé.
À la 77e, Désiré Doué égalise d’une frappe à l’entrée de la surface. Quatre minutes plus tard, Rayan Cherki met la France devant sur un centre en retrait de Michael Olise. Puis Olise marque à la 88e, et encore dans le temps additionnel. Quatre buts en 14 minutes. J’ai écrit : une honte, je pèse mes mots. Mon beau-frère a mis un pouce. Je l’ai retiré du groupe, puis remis, c’est la famille.
Donc, au même match : historique et honte. Mon thermomètre n’a pas cassé, il a fait les deux à la suite, comme un bain écossais.
Nathan Ngoy a dit à Sporza qu’il fallait que des choses changent, « parce que 4-1, ce n’est pas normal ». Je suis d’accord avec lui. Il a ajouté que trop reculer leur avait coûté cher. Timothy Castagne a déclaré à VTM que se placer si bas n’était pas le plan du sélectionneur, qui voulait qu’on continue de presser. Ngoy a aussi écarté la fatigue après quatre matchs en peu de temps. Moi, je l’aurais prise, l’excuse. Elle était là, toute propre.
Mener 1-0 et finir à 4-1. En 1980, on aurait au moins attendu la fin pour s’écrouler. Ah non. C’est ce qu’ils ont fait.
Au classement du groupe A1, la France a trois points d’avance sur l’Italie et nous sommes encore un point derrière l’Italie. Ngoy a rappelé qu’il reste deux matchs et qu’il faut les gagner. Deux victoires, ce serait historique. Enfin, pas mal. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.






