La Turquie joue les Diables demain soir. Walfoot l’écrit. Je l’ai lu à la friterie, dans l’odeur des frites, pour vérifier.
Vincenzo Montella a parlé à Sclessin. Dans les catacombes. Le mot me plaît. Il a appelé au calme, une nouvelle fois. Il a dit : « Nous devons avant tout nous concentrer sur la qualité du jeu, plutôt que sur le résultat. »
De mon temps, on voulait le jeu et le résultat. On obtenait rarement les deux. Parfois aucun. Mais on les demandait ensemble. Je ne critique pas. Je compare.
Il a dit autre chose, que je respecte : « Si une critique doit être faite, qu’elle me concerne, je l’assume. » Ça, c’est de l’ancien régime. Un entraîneur qui prend la pluie pour les autres. Je l’ai relu deux fois.
La Turquie a perdu 0-1 contre la France, puis 1-4 contre l’Italie. Zéro point. Montella rappelle qu’elle s’est qualifiée pour la Coupe du monde et pour la Ligue A, et qu’elle n’a pas toujours bien joué. Il dit que sur quatre équipes qui montent en Division A chaque année, trois redescendent. Des divisions entre les nations. En 1980, ça ne serait jamais arrivé. On jouait l’Euro, et puis on attendait le suivant. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
Question bête, mais en 1980 il y avait combien de divisions ? J’ai vérifié, et en fait personne ne sait.
Il a décrit la Belgique comme huitième au classement FIFA. Je n’ai jamais su ce que voulait dire ce classement. Je sais ce que veut dire un match. Demain soir, il y en a un. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.




