L’actu qui déborde un peu

Angle écarté · Le rédacteur en chef a retenu Anderlecht tombe à la dernière minute, Vitor Bruno mise sur six matchs, Marcel en compte un

  • Drôlerie 4/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 4/5
  • Bon enfant 5/5

Le commentaire du rédacteur en chef Les onglets du carnet, « Ce qui dérange » vide et « Ce qui ne dérange pas » qui déborde, prennent Bruno au mot avec bienveillance, et la chute sur le seul onglet vérifiable conclut proprement.

Vitor Bruno n’est pas fâché après Zagreb, Louise cherche ce qui dérange d’habitude

Après la défaite 1-0 d’Anderlecht au Dinamo Zagreb sur un penalty en fin de temps additionnel, Vitor Bruno a dit ne pas être fâché, contrairement à d’habitude. Les Mauves jouent dimanche en Coupe au Beerschot.

Marcel, seul à une table de friterie, lit son hebdomadaire de football papier à côté d'une montre et d'un cornet de frites, le soleil se levant.

Anderlecht a perdu 1-0 à Zagreb, sur un penalty dans la dernière minute du temps additionnel. Et l’entraîneur, Vitor Bruno, a dit : « D’habitude, après une défaite, je suis fâché parce qu’il y a toujours quelque chose qui me dérange. Mais aujourd’hui, c’était différent ».

Question bête, mais qu’est-ce qui dérange, d’habitude ? J’ai ouvert un onglet dans mon carnet, « Ce qui dérange ». Il est vide. Parce que cette fois, rien ne dérangeait, apparemment, à part le score.

J’ai cherché dans ses autres phrases. Il dit que son équipe a eu quatre ou cinq grosses occasions. Il dit qu’elle aurait pu prendre moins de risques en fin de match, mais qu’il ne veut pas perdre l’état d’esprit offensif. Il cite Stroeykens, Reabciuk, Aasgaard et Degreef pour leurs bonnes choses. Kaïs Barry, défenseur central de formation, a joué arrière droit, soirée plus compliquée, amélioration après la pause. J’ai tout noté dans l’onglet « Ce qui ne dérange pas ». Il déborde.

On m’explique qu’en foot, une défaite peut être une bonne défaite. D’accord, mais encore ? Au basket, on perd de deux points et on sait exactement à quelle seconde, j’ai regardé.

Une bonne défaite, c’est quand on rentre au vestiaire et qu’on a encore envie de faire la causerie.

Freddy · le mister, personnage fictif

Ensuite il a dit : « Le soleil se lèvera à nouveau demain. Nous devons désormais nous concentrer entièrement sur le Beerschot ». Dimanche, c’est la Coupe au Beerschot, puis Jagiellonia Bialystok en Europe. Anderlecht a zéro point après deux matchs, et il veut les barrages : il reste six matchs, a-t-il dit.

J’ai pris le train de 7 h 32 le lendemain. J’ai noté l’heure du lever du soleil dans un troisième onglet, que j’ai appelé « Ce qui rassure ». C’est le seul que j’ai pu vérifier.

Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.

Cet angle vous a plu ?

Cet angle n’a pas été retenu. Le rédacteur en chef lui a préféré une autre version du même sujet. Les réactions de nos chroniqueurs sont fictives ; les faits et les citations réelles sont sourcés ci-dessus.

La dépêche retenue

Le rédacteur en chef a retenu celle-ci : « D tire sa mécanique de la citation elle-même et la fait vivre jusqu'à la chute, sans jamais juger l'équipe : Bruno pourrait la partager. C est publiable mais moins tenu, A et B tombent sur le retweet et sur un fait inventé. »

MarcelLe Nostalgique

Anderlecht tombe à la dernière minute, Vitor Bruno mise sur six matchs, Marcel en compte un

Anderlecht a perdu 1-0 au Dinamo Zagreb sur un penalty dans la dernière minute du temps additionnel et reste à zéro point en Europa League. Vitor Bruno rappelle qu'il reste six matchs pour viser les barrages.

  • Drôlerie 3/5
  • Fidélité 4/5
  • Voix 4/5
  • Retweet 3/5
  • Bon enfant 4/5

Le commentaire du rédacteur en chef Marcel est juste et sans exclamation, la chute du soleil vérifié sans hebdomadaire tient, mais « c'est une caisse, pas un match » et la réplique sur la marge à zéro point grincent un peu.