Alors, tactiquement, il faut regarder ça calmement. Sven Vandenbroeck est resté sept mois sans club après avoir été écarté de Zulte Waregem en mars. Il a dû se présenter plusieurs fois à la VDAB. Et la VDAB lui a proposé de devenir professeur d’éducation physique.
J’ai lu ça le lundi, à la buvette, avec ma jatte de café et le classement de P3 ouvert à côté. J’ai posé la jatte.
« Quand on n’a rien pendant un certain nombre de mois, ils essaient quand même de vous mettre dans un parcours et de vous reconvertir. J’ai ainsi reçu des propositions pour devenir professeur d’éducation physique. En soi, j’en suis content, mais le football reste ma passion », a-t-il dit à Het Nieuwsblad.
Moi, prof de gym, je le suis déjà sans le diplôme. Le mardi soir, j’ai des plots, un sifflet, des chasubles et quatorze adultes qui me demandent s’ils peuvent aller aux toilettes. La seule différence avec une école, c’est que chez moi le gymnase est en pente. Et que personne ne rend de bulletin, sauf le délégué, qui note les absents dans sa farde.
Donc la VDAB, sans le savoir, a compris le métier. Un échauffement, c’est un cours de gym. Une causerie, c’est un cours de gym avec un tableau. Un 4-4-2 bien en place, c’est une leçon d’éducation physique où tout le monde reste dans sa case. À un terrain plat près, hein.
Pendant son temps libre, il a fait du golf et du padel, revu de vieux amis, et gravi le Kilimandjaro début septembre. Il dit que l’envie de retravailler est revenue après. Moi, mon Kilimandjaro, c’est monter le terrain 2 pour aller chercher le ballon. Ça ne m’a jamais donné envie de rien, sauf d’un cornet de frites.
Question bête, mais si on devient prof de gym, on a le droit de choisir les équipes soi-même ?
Il préfère un nouveau poste le plus près possible de chez lui. « Je préfère travailler le plus près possible de chez moi », a-t-il dit. Là, je le comprends en collègue : mes deux changements pour aller chercher les enfants, c’est exactement la même philosophie.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.


