Victoire contre l’Italie pour le premier match de Mark van Bommel, avec des buts de Dodi Lukebakio et de Mika Godts. Et une phrase, en conférence de presse, qui a occupé notre stagiaire toute la soirée.
« Je suis content à 100%. Oui, on aurait pu améliorer des choses, mais on a commencé ensemble mardi », a dit le sélectionneur à la RTBF. Il était content à 100% de la victoire, pas à 100% de la qualité du jeu. Pendant le match, il a fait des changements pour tenter de retrouver le contrôle de la rencontre. En seconde période, le gardien Senne Lammens a aussi réalisé un grand arrêt.
Le sélectionneur a ensuite parlé de Kevin De Bruyne : « Je trouve aussi que Kevin a été plus fort qu’à la Coupe du monde. […] Il reste le meilleur joueur de l’histoire du football belge. » Il a précisé que la bonne rencontre du milieu de terrain était « son mérite », pas le sien.
Louise a ouvert son carnet à l’onglet « maths du foot ».
Question bête, mais on peut être content à 100 % et pas content en même temps ? J’ai posé la question à trois collègues. Ils m’ont dit que oui, que ça s’appelle « gagner sans bien jouer », et que c’est le meilleur sentiment du football. Au basket, on est content à la hauteur du score, j’ai regardé. Ici, le résultat a son pourcentage et le jeu a le sien, et personne n’additionne. Il a aussi parlé d’un « très joli but » sur contre-attaque. Donc le jeu n’était pas à 100 %, mais un but l’était. Et Kevin De Bruyne était plus fort qu’à la Coupe du monde, mais le mérite est à lui, pas au sélectionneur. J’ai fait un tableau : la victoire, c’est à tout le monde ; le jeu, c’est à améliorer ; Kevin, c’est à Kevin.
Il faudra vite remplir d’autres cases : les Diables Rouges disputent quatre matches en onze jours en Ligue des Nations.
Quatre matches en onze jours, et on a commencé ensemble mardi. J’ai vérifié, et en fait personne ne sait à combien de pour cent on sera content lundi. Je garde une page blanche. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.




