Deux défaites contre la France, 0-1 puis 4-1. Là, c’est une honte. Je pèse mes mots. J’ai écrit ça dans le groupe « Les Diables du dimanche » à minuit, et mon beau-frère a mis un pouce, ce qui est pire qu’une réponse.
Et puis j’ai lu La Libre au kicker du café. Mark van Bommel a installé une certaine idée de l’intensité, et les joueurs louent son discours clair. Un discours clair. Chez les Diables. Là, c’est historique. Je pèse mes mots aussi.
Timothy Castagne raconte qu’on a beaucoup travaillé, « même en marchant sur le terrain, pour voir les positions de chacun ». En marchant. Une partie de moi a pensé : voilà, on marche, c’est pour ça. L’autre partie a lu la suite : les lendemains de match, sans courir, pour ne pas risquer de blessure. Ça, c’est réfléchi. Le groupe vit bien, ça se voit. Même quand il marche.
Les changements, j’ai tout compté sur une serviette. Vingt sur le rassemblement. En France, De Ketelaere et Godts à la 70e, puis Keita, Openda et Trossard à la 87e. Et des buts de remplaçants, Lukebakio et Lukaku, en Italie et contre la Turquie. Le banc marque. Historique, quoi. Enfin, pas mal.
Il y a aussi ce jaune pour contestation à la 70e minute de France – Belgique. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice, enfin si, mais un sélectionneur qui conteste, c’est un sélectionneur qui vit le match. Seulement, s’il en reprend un à Izmir le 12 novembre, il ne sera pas sur le banc contre l’Italie à Bruxelles le 15. Monsieur l’arbitre d’Izmir, je vous vouvoie d’avance.
Le rassemblement de novembre durera la moitié de celui de septembre. Moitié moins de temps pour marcher. On a manqué de réussite, mais il y a du positif. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : La Libre.


