Question bête, mais on peut être une équipe nationale sans être dans la FIFA ? J’ai lu sur la NOS que Robert Maaskant devient sélectionneur de Tuvalu. Tuvalu n’est pas membre de la FIFA. Donc pas de qualifications pour la prochaine Coupe du monde. Et pourtant un sélectionneur, un contrat d’un an, un staff technique avec des adjoints. J’ai ouvert un onglet neuf dans mon carnet.
Tuvalu, c’est un petit État insulaire d’Océanie, moins de dix mille habitants. Dans le train de 7 h 32, j’ai essayé d’imaginer. Je n’ai pas réussi, mais j’ai bien rempli la page.
Alors j’ai cherché à quoi il sert, ce contrat. Réponse : la Four Nations Cup, en janvier, en Nouvelle-Zélande. C’est son premier tournoi important. Et la TIFA, la fédération, veut développer l’équipe et offrir aux joueurs de nouvelles possibilités de progresser. On m’explique que le foot, c’est surtout la Coupe du monde, d’accord. Mais là, des gens jouent pour progresser. C’est presque le plus beau truc que j’ai lu cette semaine.
Deuxième découverte : il y a eu d’autres Néerlandais avant lui. Foppe de Haan, un Frison, six matchs en 2011. Leen Looijen, responsable des performances en 2013. Maaskant a entraîné NAC Breda, Willem II, Groningen, et il a été champion avec le Wisla Cracovie en 2011. Il emmène Thijs Matla, et il y a deux adjoints tuvaluans, Nabil Alefaio et Pasene Siale. J’ai écrit tous les noms deux fois pour être sûre.
Un Néerlandais à Tuvalu, c’est historique. Je pèse mes mots.
J’ai demandé à la rédaction pourquoi personne ne m’avait dit qu’on pouvait être sélectionneur hors FIFA. Trois réponses, aucune n’était un règlement. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : NOS.



