À la 52e minute au Metropolitano, Dean Huijsen fait tomber Giuliano Simeone à l’entrée de la surface. Jaune d’abord, puis rouge après que le VAR a revu la phase. À la 53e, Álex Grimaldo transforme le penalty. À la 59e, Jonathan David fait 2-0. Deux buts devant Thibaut Courtois, sept minutes de jeu, dix joueurs sur le terrain.
Antonio Rüdiger a remis le Real à 2-1 de la tête à la 89e. Le score n’a plus bougé.
Alors, tactiquement, tu perds ton défenseur central à la 52e et tu as soixante secondes pour réorganiser, pendant que l’autre installe déjà son ballon sur le point de penalty. Il faut redescendre un milieu, resserrer le bloc, et le dire à dix gars qui regardent l’écran au lieu de te regarder. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. À dix, personne n’a de plan, ni à Madrid ni chez moi.
José Mourinho, lui, a fait le calcul dans l’autre sens. « Avec les difficultés que l’on a eues à dix contre onze, imaginez comment ils auraient fait pour tenir à neuf contre onze pendant 50 minutes… », a-t-il dit en conférence de presse, deux captures d’écran imprimées à la main, celles des interventions de Cristian Romero et de Lee Kang-in, restés sur le terrain.
Il a aussi mis en cause l’arbitre Miguel Ángel Ortiz Arias, 41 ans, le comité de désignation arbitrale et le délégué au VAR Daniel Jesus Trujillo. Selon HLN, Ortiz est le premier arbitre madrilène à diriger le derby de Madrid.
Un jaune qui devient rouge parce qu’on a regardé une deuxième fois. La VAR n’est pas un progrès, c’est un aveu. Enfin. C’est l’époque.
Diego Simeone a refusé de commenter les décisions arbitrales. « Je n’ai pas d’avis. L’arbitre m’a déjà dit que ce n’était pas un carton rouge. Restons-en là », a-t-il dit selon Voetbalkrant, avant d’appeler les entraîneurs à respecter les arbitres et leurs collègues.
Deuxième défaite du Real en Liga cette saison. Le club compte six points de retard sur Barcelone et laisse sa deuxième place à l’Atlético.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.


