Alors, tactiquement, le PSG a gagné 6-0 à Villarreal, à l’extérieur, et il a mis quatre buts dans le premier quart d’heure. Le premier quart d’heure. Chez nous, le premier quart d’heure, c’est le moment où le délégué cherche encore les cartes et où mon arrière droit lace sa deuxième chaussure.
J’ai repris ma farde ce matin, avec la jatte de café. Quatre buts en quinze minutes, ça veut dire une chose : les joueurs de Luis Enrique arrivent échauffés. Vraiment échauffés. Moi, l’échauffement, je le mets en place le dimanche à deux heures et demie. Enfin, quand ils sont onze. Le reste arrive à trois heures moins cinq, avec les enfants.
Ensuite, ils ont « terminé le travail » en seconde période. Ça, c’est du collectif. Quand je mène, moi, la seconde période, c’est la pente qui termine le travail, et pas toujours pour nous.
Fabian Ruiz a dit à RMC Sport : « On sait que c’est difficile de gagner trois LDC de suite, mais on va essayer. » Je respecte. C’est exactement le discours que je tiens en août pour le maintien. Difficile, mais on va essayer. La différence, c’est le trophée au bout. Et le terrain plat, hein.
Quatre buts en un quart d’heure. Autrefois, on attendait la mi-temps pour s’ennuyer. Je ne critique pas. Je compare.
Le PSG est en tête de la phase de ligue, quatre victoires en quatre matchs. Je regarde mon classement de P3 le lundi comme un verdict ; eux, je suppose qu’ils le regardent comme une formalité. Mardi, à l’entraînement, je fais un exercice nouveau : marquer avant la quinzième minute. Mon gardien a déjà demandé si on pouvait commencer à la seizième.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




