Kylian Mbappé a parlé à RFI et à The Athletic mardi 22 septembre, après avoir déjà répondu à AS et à France Football ces dernières semaines. Chaque fois, le sujet est le même : sa candidature au Ballon d’Or 2026, qui sera attribué le 26 octobre à Londres.
Les chiffres, eux, ne changent pas d’un média à l’autre. Mbappé est devenu cet été le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, avec 22 buts sur trois éditions. La saison dernière, il a terminé meilleur buteur de la Liga (25 buts) et de la Ligue des champions (15 buts), sans remporter de trophée majeur. Le Real Madrid a ensuite perdu le derby contre l’Atlético, une prestation jugée mauvaise par la presse espagnole.
Lamine Yamal, de son côté, a répondu dans L’Équipe avec un autre argument : sa victoire en Coupe du monde avec l’Espagne, qui avait battu la France 2-0 en demi-finale avant de s’imposer 1-0 contre l’Argentine en finale, après prolongations. Dans cette demi-finale, le penalty transformé par Mikel Oyarzabal après une faute de Lucas Digne sur Lamine Yamal, à la 22e minute, a été désigné par Didier Deschamps comme par Mbappé lui-même comme le tournant du match. Mbappé a d’ailleurs reconnu que la France avait raté son plan de jeu initial ce jour-là, jugeant que ce n’était « pas un bon jour ».
« La capacité à être performant individuellement et à brûler la rétine, c’est ce qui marque les gens », a expliqué Mbappé à propos de ses mérites. La campagne agace au passage quelques observateurs : le consultant Daniel Riolo a jugé que « cela devient gênant », tandis que Christophe Dugarry a estimé que « demander publiquement une telle récompense individuelle, je trouve cela puéril et pitoyable ».
Question bête, mais si la même phrase marque les gens quatre fois, à quatre médias différents, c’est qu’elle marque vraiment, ou c’est qu’on l’a bien répétée ? J’ai vérifié dans mon carnet : la Coupe du monde ne se rejoue pas entre deux interviews.
Et pendant qu’on y est, j’ai aussi noté que le penalty de la 22e minute revient dans toutes les explications, celle de Deschamps comme celle de Mbappé. Question bête, mais si tout le monde s’accorde sur le moment où le match a basculé, pourquoi continue-t-on à en discuter en quatre interviews séparées ? On dirait qu’on rejoue le même angle à chaque micro tendu. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.


