Une compagnie aérienne a retiré un siège. Pour un footballeur.
Transavia a enlevé le siège numéro 7C de la liste des sièges sur ses vols vers Funchal. C’est un hommage à Cristiano Ronaldo, qui a annoncé ses adieux à la sélection portugaise plus tôt dans la semaine. Funchal est sa ville natale. Le 7 est le numéro qu’il a porté la majeure partie de sa carrière internationale.
La compagnie l’a écrit sur Instagram : « CR7 raccroche ses chaussures, nos sièges numéro 7C sont désormais aussi supprimés sur nos vols vers Funchal ». Avec une photo. Un maillot, posé sur un siège d’avion. Le maillot voyage. Le passager, non.
Je ne critique pas. Je compare.
En 1980, quand un grand joueur arrêtait, on lui serrait la main à la buvette. On lui offrait parfois une montre. Personne ne déplaçait un voyageur pour lui. Les numéros allaient de 1 à 11, et ils servaient à jouer, pas à voler.
Je reconnais les chiffres. Vingt-trois ans en sélection. Deux cent trente-quatre sélections. Cent quarante-six buts, nonante-neuf de plus que Pauleta, qui est deuxième. Ce sont des chiffres de l’ancien temps. On les écrivait au crayon dans un cahier, et on les gardait.
Le journal O Jogo écrit que l’hommage marque la fin de l’une des phases les plus remarquables de sa carrière. Je veux bien. L’hommage aurait pu tenir dans une poignée de main. Il tient dans une rangée.
J’ai lu tout cela à la friterie, lundi, dans mon hebdomadaire. Il n’y a pas de siège 7C à la friterie. Il y a trois tabourets. Personne ne les a jamais retirés, même quand le patron a pris sa pension.
Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




