Calmement et avec respect. C’est ce que Joachim Löw, le sélectionneur de l’époque, avait demandé à ses joueurs. Contre le Brésil, chez lui, en Coupe du monde, dans un match qui finit à 1-7. Là, c’est historique, je pèse mes mots.
Thomas Müller, lui, se souvient de ce match dans le podcast The Late Run, repris par VoetbalPrimeur. Il a 37 ans, il joue aux Vancouver Whitecaps, et il n’a pas oublié Brésil-Allemagne 2014, 1-7. À la mi-temps, les Allemands se sont regardés dans le vestiaire. « Nous nous sommes regardés dans le vestiaire à la mi-temps : 0-5. C’était vraiment arrivé », a-t-il dit.
Moi, à 0-5, je ne suis pas calme. Ni pour, ni contre. Mon groupe WhatsApp « Les Diables du dimanche » non plus : à 1-0 contre n’importe qui, mon beau-frère envoie déjà des drapeaux. Douze messages par minute. Les Allemands, eux, gagnent 1-7 et on leur demande de baisser le volume. C’est un thermomètre qui ne monte pas. Je ne savais pas que ça existait.
Et Müller, pendant ce temps-là, a passé le dernier quart d’heure à éviter David Luiz. Il dit qu’ils ont eu une discussion, parce que ni l’un ni l’autre n’était content du comportement de l’autre. Quand le ballon arrivait et que David Luiz était proche, il disait qu’il n’en voulait pas. Un attaquant qui ne veut pas le ballon. Ça, je l’ai déjà vu en tribune 2, place 14, mais jamais dans un 1-7.
Et après, l’Allemagne a battu l’Argentine 1-0 en finale. Calmement, j’imagine. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Calmement et avec respect. C’est la consigne la plus intelligente de cette Coupe du monde. Elle ne passerait pas en podcast aujourd’hui.
J’ai écrit « calmement et avec respect » dans le groupe. Mon beau-frère a répondu avec trois drapeaux. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.


