Alors, tactiquement, le Portugal a gagné 4-2 au Parken Stadion jeudi, sans Cristiano Ronaldo. Il avait quitté le rassemblement mercredi, en jet privé vers Madrid, sur fond de tensions avec le sélectionneur Jorge Jesus. J’ai regardé le résumé vendredi matin, avec ma jatte de café, et ce qui m’a arrêté, ce n’est pas le score. C’est le dos de Rafael Leão.
Leão joue normalement avec le 17. Contre le Danemark, il avait le 7. Selon HLN, le règlement de la Ligue des nations impose les numéros 1 à 23 sur la feuille de match, ce qui libérait le 7. Moi, mon jeu de chasubles va de 1 à 14, et le 9 est parti au lavage en 2019. Celui qui arrive en dernier prend ce qui reste. Je ne savais pas que l’UEFA faisait pareil.
Le match, maintenant. João Cancelo ouvre à la 13e, Mikkel Damsgaard égalise à la 23e, Gonçalo Ramos remet le Portugal devant à la 25e. Ramos, aligné en pointe, a été buteur et passeur. Un attaquant qui sait faire les deux, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Rasmus Højlund égalise à la 53e, Vitinha marque de la tête sur un coup franc de Bruno Fernandes à la 67e.
Et là, le coaching. João Félix entre six minutes plus tôt et marque le 4-2 à la 87e. Mes changements à moi, c’est deux pour aller chercher les enfants à cinq heures. Si un des deux marquait en revenant, j’appellerais ça du coaching aussi.
Jorge Jesus, cité par HLN, avait dit : « Maintenant, on se concentre sur le match contre le Danemark, ensuite sur celui de dimanche contre la Norvège. Après, on parlera du sujet sans tourner autour du pot, parce qu’alors on aura le temps. » Un mister qui met le vestiaire après le calendrier, je comprends. Chez nous, on parle des sujets à la buvette, après le cornet.
Question bête, mais si Leão porte le 7, qui porte le 17 ?
Le Portugal compte trois victoires en trois matches et reçoit la Norvège dimanche. Moi, je reçois le délégué lundi, avec sa farde, pour recompter les chasubles.
Le fait est vrai, on a vérifié : 7sur7.


