Senne Lammens garde les buts de Manchester United. Il gardait autrefois ceux de l’Antwerp. Il a donné un long entretien à Sky Sports, que j’ai lu, traduit par Voetbalkrant, à la friterie.
Les faits sont simples. Sept matchs sans victoire. Un 4-1 contre Como en Ligue des champions. Après quoi le capitaine, Bruno Fernandes, a ouvertement remis en question les choix tactiques de l’entraîneur, Michael Carrick. Et le gardien vient expliquer que tout va bien à l’intérieur.
Il a dit : « Les gens à la maison ne peuvent pas voir ce qui se passe en interne. Nous devons aussi montrer cette unité sur le terrain. »
Je suis un gens à la maison depuis longtemps. Je n’ai jamais vu l’interne. En 1980, personne ne le voyait. Le capitaine pensait des choses, il les gardait pour le car du retour, et le lundi mon hebdomadaire écrivait le score. C’était tout. Je ne critique pas. Je compare.
Aujourd’hui, le capitaine parle après le match, le gardien répond dans un entretien, et le lecteur à la friterie arbitre entre les deux. Lammens le reconnaît d’ailleurs avec une honnêteté rare : après un match, a-t-il dit, « on dit parfois des choses qu’on ne pense pas vraiment, ou qu’on n’explique pas tout à fait ce qu’on veut dire ». Le micro tendu à la sortie du terrain, voilà le progrès. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
Il dit encore une chose juste. Cette saison, l’équipe a essayé de faire évoluer son jeu, mais doit à nouveau se battre davantage, comme avant. Comme avant. Je n’ajoute rien.
Question bête, mais en 1980, comment on savait que le groupe vivait bien ?
On ne savait pas. On regardait le match. Manchester United affronte Bournemouth dimanche, pour tenter de mettre fin à la série. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.



