Sven Kums est Talent Manager à La Gantoise. Le mot est anglais. Le métier, lui, me semble ancien.
J’ai lu l’interview dans HLN, traduite par mon voisin de friterie, le lundi. Kums dit entendre parfois des jeunes déclarer qu’ils veulent faire du fitness, mais que ça doit venir du club. Il répond : « Allez, quoi. Si je voulais devenir plus fort, je cherchais moi-même quelqu’un pour m’aider. C’est parfois un combat de faire comprendre à quelqu’un qu’il doit tout faire pour y arriver. »
Je ne critique pas. Je compare. En 1980, le fitness s’appelait l’escalier. Il venait de la maison.
Kums a 38 ans. Il a arrêté il y a un an et demi. Il regarde chaque week-end les matchs des U8 jusqu’à la première équipe. Il se réunit chaque semaine avec Kjeld Fort et Michel Louwagie. C’est beaucoup de réunions. De mon temps, il y avait un entraîneur, une craie et un banc. Mais c’est un homme qui regarde des matchs le week-end. Je le respecte pour ça.
Il a aussi trente matchs de Conference League, plus qu’aucun joueur belge. Une compétition que je n’ai pas vue naître, et que je regarde quand même. Il se souvient de West Ham, en quart de finale en 2023. Un partout à domicile. Puis 4-1 au retour, après avoir mené. Ça, au moins, c’est du football comme avant. On mène, puis on rentre triste.
Question bête, mais en 1980, qui payait l’escalier ?
Il dit encore : « Le talent ne suffit pas pour y arriver. » Il fallait un titre en anglais pour redire ça. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



