Question bête, mais depuis quand les footballeurs inventent des jeux ? On m’a envoyé lire un article de RMC Sport dans le train de 7 h 32, et j’ai appris qu’Allan Saint-Maximin, attaquant français du Charlotte FC, 29 ans, a créé un jeu de cartes à la fin de l’année 2021. Il s’appelle Hélios. J’ai ouvert mon carnet.
Les règles viennent du Président. Ça, je connais, on y jouait au kot. Chacun son tour, on pose une carte de valeur égale ou supérieure à la précédente. Le deux est la plus faible, l’As la plus forte. Le premier qui n’a plus de cartes gagne. Jusque-là, tout va bien. Au basket, il n’y a pas de cartes, j’ai regardé.
Et puis il y a le jeu figé. Quand plus personne ne peut poser, on lance un dé, et des cartes de dieux et de déesses débloquent la partie. Artémis permet de donner une de ses cartes à l’adversaire. Hadès défausse automatiquement la meilleure carte de l’adversaire. J’ai relu deux fois. Dans le football, quand le match est bloqué, on dit qu’il manque une idée. Dans Hélios, on fait entrer un dieu. Je trouve ça plus clair.
Le jeu est gratuit et uniquement numérique pour l’instant. Saint-Maximin a quand même une version physique, pour jouer avec ses coéquipiers. Quand on gagne contre un adversaire tiré au hasard, on reçoit des pièces pour changer ses cartes, son plateau ou son avatar. Il y a plus de 1000 téléchargements selon Google Play, et des tournois toutes les semaines et tous les mois, avec des écouteurs ou des consoles à gagner.
Le plus étonnant, c’est qu’on lui a proposé 26 millions d’euros pour racheter le jeu, et qu’il a refusé. Il a dit : « Ce n’est pas une question d’argent. Il s’agit de créer quelque chose, de créer des emplois, de créer des opportunités. »
Un jeu où un dieu vient trancher. On appelait ça l’arbitre.
Le compte Instagram du jeu annonce : « Hélios évolue, un nouveau chapitre arrive. Êtes-vous prêt ? » J’ai noté la question dans un onglet. Je ne sais pas encore à quoi. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.


