Erling Haaland a abandonné ses cheveux longs à la fin du mois d’août. Une coupe courte. Il a ensuite appelé ses amis en vidéo pour connaître leur avis.
Je l’ai lu à la friterie, dans mon hebdomadaire. J’ai relu. C’était bien ça.
Il a dit à Sky Sports : « Je m’attendais à ce que ça fasse un peu le buzz, pas à ce que le monde entier me regarde avec ma nouvelle coupe de cheveux, c’était assez drôle ». Le monde entier. Pour une coupe de cheveux.
En 1980, ça ne serait jamais arrivé. On allait chez le coiffeur. Le coiffeur parlait du match. On sortait. Personne ne nous regardait, sauf le coiffeur, et lui était payé pour.
Je ne critique pas. Je compare.
Il y a aussi l’appel vidéo. Un attaquant qui montre sa nouvelle coupe à ses amis, par écran interposé, pour recueillir des avis. De mon temps, on se consultait sur le marquage, et encore, à voix basse.
Marcel, vous aviez un téléphone à l’époque ?
J’avais un téléphone. Il était dans le couloir. Il ne servait pas pour les cheveux.
Zlatan Ibrahimovic, lui, a réagi en lui demandant s’il avait perdu un pari. Voilà où nous en sommes. Les avants-centres se consultent sur leur nuque.
Le jeune homme dit qu’on le remarque moins en rue depuis, et qu’il trouve ça bien. Là, je suis d’accord avec lui. C’est rare. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis pour celui-là.
Selon RMC Sport, il a marqué sept buts en sept matchs toutes compétitions confondues, et Manchester City est en tête de la Premier League. Le buteur marque, l’équipe gagne, et on parle de sa nuque.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.


