Alors, tactiquement, Everton a gagné 1-0 à Newcastle avec un but de Thierno Barry en début de seconde période. Un tir de Tyrique George passe sous le gardien Lukáš Horníček, Barry pousse le ballon dans le but vide. Ça, je le mets en place le mardi : on suit l’action, on est là quand ça rebondit. Enfin, quand ils sont onze.
Mais moi, ce qui m’a arrêté, c’est une ligne plus bas. Jack Grealish a de nouveau été écarté du groupe d’Everton, après avoir manqué un entraînement sans autorisation. Il n’était pas non plus du match de Carabao Cup entre les deux équipes, jeudi dernier, gagné 3-1 par Everton.
J’ai ouvert ma farde. Celle des compositions, pas celle du délégué. Dedans, il y a une page « absents du mardi », avec des colonnes. Autorisé. Pas autorisé. Et une troisième, « garde les enfants », que j’ai ajoutée en 2019 parce que la deuxième débordait. En Premier League, ils ont une décision : on écarte, on joue sans, on gagne quand même. Chez moi, si j’écarte celui qui a manqué l’entraînement, je joue à neuf. Et le délégué me rappelle qu’on n’a que neuf maillots lavés.
Le niveau en P3 a énormément monté, les gens ne se rendent pas compte, mais sur ce point-là la Premier League a de l’avance : ils ont assez de joueurs pour avoir des principes. Moi j’ai des principes le lundi, et le mercredi je téléphone pour savoir qui vient dimanche.
Et Everton, avec tout ça, a battu Newcastle deux fois en une semaine. Septième après neuf journées. Newcastle est treizième et va à Fulham samedi prochain. Mon classement de P3, je le regarde le lundi comme un verdict ; le leur, au moins, tient compte de ceux qui étaient là.
De mon temps, on ne manquait pas l’entraînement. On n’avait pas de GSM pour prévenir, donc on venait.
J’ai remis la farde dans le sac, à côté de l’essuie. Mardi, je compterai.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.


