Un match amical. Pendant la trêve. Contre Lokeren.
Raul Florucz, attaquant de l’Union, y a été exclu à la 39e minute. L’arbitre, Mathias Matthijs, avait aperçu du coin de l’œil un mouvement de main ouverte vers le visage de Sam Van Aerschot, loin du ballon. Van Aerschot a aussi été exclu.
Puis le parquet fédéral a demandé deux journées. Le Comité disciplinaire en a donné une. L’Union a fait appel. Le Conseil disciplinaire a acquitté le joueur. Il jouera dimanche contre Louvain.
J’ai lu ça à la friterie, avec mon hebdomadaire. Trois instances. En 1980, un amical, on le jouait, et le lundi personne ne s’en souvenait. Je ne critique pas. Je compare.
À l’audience, l’arbitre a déclaré n’avoir vu l’incident que du coin de l’œil, sans savoir où le contact avait eu lieu. Le joueur a dit qu’il essayait de se dégager d’un adversaire qui le retenait. Et on a regardé des images vidéo, qui n’ont rien établi avec certitude.
Voilà. On filme les amicaux, puis on regarde les films en salle d’audience, puis les films ne disent rien. On faisait confiance à l’arbitre, et parfois il se trompait, et c’était la vie. Aujourd’hui on lui demande où était son œil. La vidéo n’est pas un progrès, c’est un aveu.
Question bête, mais si les images ne montrent rien, pourquoi les a-t-on gardées ?
Le dossier de Sam Van Aerschot, trois journées en première instance, attend encore sa décision. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Walfoot.


