Samedi, contre Malines, Jeppe Erenbjerg a mis le ballon dans le but deux fois. Les deux buts ont été annulés pour hors-jeu. Il n’a toujours pas marqué pour Genk. Dix matchs.
J’ai lu ça à la friterie, lundi, dans mon hebdomadaire. Le score n’avait pas changé. Les deux buts non plus. Ils n’existaient toujours pas.
Je ne critique pas. Je compare. En 1980, un attaquant qui ne marquait pas pendant dix matchs, on disait qu’il travaillait. On attendait l’hiver. Personne ne comptait les matchs, on comptait les saisons. Lui en a compté treize, de buts, la saison dernière à Zulte Waregem. Genk l’a payé 5,5 millions d’euros cet été. Trois passes décisives depuis. C’est un homme qui donne.
Il débutait samedi parce que Daan Heymans, qui lui a pris sa place de titulaire, était suspendu. Heymans revient. Dimanche, Genk va à l’Union. Genk n’a pris que deux points sur cinq matchs à l’extérieur, et l’écart avec le top quatre grandit.
De mon temps, il n’y avait pas de top quatre. Il y avait un premier, et les autres. On gardait ses points, on gardait ses attaquants, on gardait sa patience. Le hors-jeu existait déjà, notez. Il levait son drapeau, on râlait une minute, on rentrait manger.
À un terrain plat près, hein, il en mettait trois.
Freddy a toujours un terrain à accuser. Moi, je n’accuse rien. Deux ballons au fond, zéro but. Le premier viendra un dimanche. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.



