Cinq buts à trois, en coupe. J’ai lu le score deux fois à la friterie, lundi n’était pas encore là, mais je voulais vérifier.
Le FC Eindhoven menait 2-0 contre le FC Volendam. Volendam est revenu à 2-2 avant la pause. À la 55e minute, Rayan Buifrahi, un Belge de 21 ans, a récupéré le ballon juste au-delà de la ligne médiane. Le gardien, Roy Steur, était très loin de son but. Buifrahi a tenté. Un lob. 3-2. Eindhoven a repris le large, a encaissé encore un but, et a gagné 5-3.
Je ne critique pas. Je compare. Ce but-là, je l’ai déjà vu. Un ballon, un gardien sorti, un joueur qui lève la tête et qui ose. Il n’y a ni ordinateur, ni ligne tracée à l’écran, ni chorégraphie. Le ballon monte, il descend, il entre. C’est un geste de mon temps, qui s’est égaré dans le vôtre.
Le parcours, lui, est bien de l’époque. Une partie de sa formation au Club Bruges, des U13 aux U16. Le KV Ostende. Le MVV Maastricht en 2023, en deuxième division néerlandaise. Retour au Club Bruges à l’été 2025, au Club NXT : 22 matchs de Challenger Pro League, un but. Cet été, Eindhoven, librement, jusqu’à la mi-2028. Cinq clubs à 21 ans. En 1980, on en connaissait un, et on l’appelait le sien.
Il a dit précédemment qu’il s’était senti chez lui à Eindhoven dès son premier jour. Je veux bien le croire. Moi, à Sclessin, cela m’a pris une vie, et je n’ai pas fini.
Marcel, question bête, mais avant, on marquait souvent du milieu ?
Non. C’est pour ça qu’on s’en souvenait. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.


