Eden Hazard a pris part le week-end dernier à la Marcha Herrada, à Cuenca, une course cycliste pour amateurs. Dossard 378, maillot du C.D. Bomberos de Madrid. Il a fait toute l’épreuve et il a passé la ligne en 5 heures, 13 minutes et 18 secondes, à la 513e place. J’ai lu ça le lundi matin, la farde de compositions ouverte sur la table de la cuisine, et j’ai refait mes calculs trois fois.
Alors, tactiquement, voilà ce que je retiens. Cinq heures treize. Moi, le dimanche, à la septantième minute, j’ai déjà deux gars qui regardent le banc comme on regarde une sortie d’autoroute. Et un troisième qui doit aller chercher les enfants. Lui, il a parcouru la totalité de l’épreuve. Toute. Jusqu’à la ligne d’arrivée. Ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze.
Le dossard 378 m’a aussi parlé. Chez nous, les numéros, c’est le délégué qui les distribue selon ce qui reste dans le sac. Le 14 a disparu en 2019, personne ne sait où. Une organisation capable d’imprimer au moins 378 dossards, je prends.
Selon Voetbalkrant, il est resté presque inaperçu pendant la majeure partie de la course, au milieu de centaines d’autres cyclistes. C’est l’organisation qui a partagé une photo de lui après l’arrivée, et les médias espagnols ont suivi. Un ancien de Chelsea et du Real Madrid qui se fond dans le peloton du dimanche, ça me plaît. C’est l’esprit de la buvette, en lycra.
Question bête, mais si personne ne l’a reconnu pendant cinq heures, comment l’organisation savait qu’il fallait le prendre en photo ? J’ai noté dans l’onglet « mystères ».
J’ai montré l’article à mon arrière droit à la buvette. Il m’a dit qu’à vélo, au moins, il n’y a pas de terrain en pente. J’ai regardé la carte de Cuenca. Il y a des côtes. À un terrain plat près, hein, on est dans la même situation.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




