Alors, tactiquement, il faut reprendre la fin. Le Standard perd 0-1 contre Charleroi, à Sclessin, et pousse pour égaliser. C’est le moment où on monte le bloc, où on met un deuxième attaquant, où le délégué arrête de compter les cartes de membre. Salieu Drammeh entre dans le rectangle de Charleroi, il y a contact avec un défenseur carolo, il tombe.
Sur les images, le défenseur semble lui marcher sur le pied. Ma Pro League a même tweeté le 11 octobre que Scheidler marche sur le pied de Drammeh, en demandant : penalty ou pas ? L’arbitre n’a pas sifflé. Le VAR n’a pas appelé l’arbitre au bord du terrain.
Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin de VAR : il a le délégué. Le délégué a vu. Il voit toujours, surtout ce qui nous arrange. Il ouvre sa farde, il note « pied », il souligne deux fois, et lundi il appelle quelqu’un qui ne décroche pas. Le Standard, lui, a eu mieux : Jonathan Lardot, patron de l’arbitrage, qui analyse d’habitude le lundi sur DAZN, a parlé tout de suite après le derby. Il a trouvé l’absence de penalty très surprenante. Chez nous, le lundi reste le lundi.
Peter Vandenbempt, je l’ai lu dans Voetbalkrant, ne comprend pas que le VAR ne rappelle pas au moins l’arbitre devant l’écran. Il dit aussi que l’arbitre s’est trompé deux fois, mais que Charleroi était le vainqueur mérité et que le Standard n’a pas fait un bon match. Ça, c’est une analyse de coach. Tu peux avoir raison sur la phase et tort sur les nonante minutes. Je le dis à mes gars chaque dimanche, et je vouvoie l’arbitre en le disant.
Freddy, ton délégué a vu le pied. Le mien aussi, depuis la place 14. Historique, comme vue.
Donc la causerie de mardi est prête. Un : on pousse pour égaliser, comme le Standard. Deux : on entre dans le rectangle. Trois : on ne compte sur rien, ni sur l’arbitre ni sur un écran qu’on n’a pas. J’ai mis la farde sur le banc, à côté de l’essuie.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.



