Alors, tactiquement, Dortmund vient de régler un problème que j’ai depuis 2011.
Le club lance avec Vodafone un mode supporters dans son appli. L’appli compte combien de fois un fan déverrouille son téléphone pendant le match. Ceux qui le déverrouillent le moins gagnent des points et peuvent remporter des maillots signés ou des bons d’achat pour la boutique BVB. Ça démarre au prochain match à domicile, contre l’Eintracht Francfort.
Moi, mon problème, ce n’est pas la tribune. C’est le banc. Pendant la causerie, le GSM vibre dans le préfabriqué comme un deuxième délégué. J’explique le 4-4-2, le seul système honnête, et trois têtes descendent vers les genoux. Si j’avais des maillots signés, je les distribuerais. J’ai deux chasubles et un ballon, financés par la buvette.
Le détail que j’ai noté dans ma farde : à la mi-temps, on peut déverrouiller sans perdre de points, mais il faut réactiver le mode après la pause. C’est exactement ma gestion du vestiaire. Dix minutes de liberté, puis on se reconcentre. Enfin, quand ils reviennent tous.
Carsten Cramer, le CEO du club, a parlé sur le canal du club de « plus de 81 000 personnes dans le stade, qui chantent ensemble, applaudissent et retiennent leur souffle ». Il a dit que « cet ici et maintenant est irremplaçable ». Je m’incline devant le chiffre. Chez moi, l’ici et maintenant, c’est le terrain 2, et il est en pente.
Un prix pour regarder le match. Nous, on regardait. Je ne critique pas. Je compare.
Le club souligne que la participation est volontaire, tout comme la venue à un match à domicile. Chez nous aussi, c’est volontaire. C’est même pour ça qu’on est neuf le dimanche à trois heures.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.



