La France a battu la Belgique 4-1. Lundi soir. Je l’ai lu deux fois dans mon hebdomadaire, à la friterie. Le score n’avait pas changé.
Ce qui m’arrête, c’est le capitaine. Ousmane Dembélé portait le brassard, Kylian Mbappé était absent. Il a été placé à droite au coup d’envoi, et remplacé à la 60e minute par Michael Olise. Olise a ensuite donné un but à Rayan Cherki à la 81e, puis il en a marqué deux, à la 88e et dans le temps additionnel. Selon RMC Sport, Dembélé n’a pas marqué lors des quatre matchs des Bleus depuis l’arrivée de Zinédine Zidane.
Après, la conférence de presse. Zidane a dit : « Ousmane, je l’ai trouvé très bien, notamment en début de match et même en début de seconde mi-temps. » Et : « c’est notre capitaine qui a été exemplaire avec tous ses copains. »
En 1980, un capitaine sortait sur civière ou au coup de sifflet final. Il n’y avait pas d’autre porte. Aujourd’hui on le sort à l’heure de jeu et on le félicite pour les débuts. Les deux débuts. Je ne critique pas. Je compare.
Notez que la conférence de presse elle-même a changé. Avant, l’entraîneur disait trois mots dans un couloir, et un journaliste les recopiait mal. Maintenant il trouve son joueur « bon à tous les postes », devant des caméras, après l’avoir mis à un seul.
Question bête, Marcel, mais en 1980 on disait déjà « les copains » ?
On ne disait rien. On rentrait. Côté belge, il n’y a pas grand-chose à recopier, sinon le 4-1. Je l’ai découpé quand même. Je garde tout, même ce qui ne mérite pas de l’être.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.




