Kevin De Bruyne a confirmé, à la veille d’Italie-Belgique, qu’il continue avec les Diables Rouges. Il a évoqué un programme de quatre matches en onze jours avec la Belgique, et a estimé que personne ne les jouerait tous les quatre.
En 1980, on jouait la finale de l’Euro, et ensuite on rentrait chez soi. Quatre matches en onze jours, ça ne serait jamais arrivé. Je ne critique pas. Je compare. On appelait ça un calendrier, pas un programme. Le mot programme, c’est déjà un aveu.
De Bruyne a expliqué qu’il avait rencontré le sélectionneur Mark van Bommel, qui lui a demandé ce qu’il voulait faire après la Coupe du monde. En 1980, on ne demandait rien à personne. On regardait la liste, on venait, et on rentrait manger après le match. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
De Bruyne dit que les responsabilités doivent changer de main petit à petit. En 1980, on donnait le brassard à un seul homme, et il le gardait jusqu’à la fin. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
De Bruyne a aussi précisé qu’il n’avait jamais envisagé un arrangement à la manière de Thibaut Courtois, consistant à ne pas jouer puis à être disponible par après. Enfin. C’est l’époque. Il a dit continuer parce qu’il se sent bien physiquement et qu’il a encore envie de jouer, et qu’en principe, il arrêtera chez les Diables Rouges dans deux ans. Deux ans, c’est long, pour quelqu’un qui ne veut pas trop se projeter. De mon temps, on ne se projetait pas non plus. On attendait juste que le calendrier arrive.
Quatre matches en onze jours. En 1980, on aurait dit : lequel des quatre voulez-vous vraiment jouer. Aujourd’hui, on les joue tous un peu, et personne ne les joue vraiment. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.



