Croatie-Espagne, 1-2, mardi en Croatie. Perisic ouvre à la 17e, Merino égalise à la 61e et met le deuxième à la 88e. Quatre sur quatre pour l’Espagne, quarts de finale. Historique. Je pèse mes mots. Enfin, pour eux.
Mais moi, le match, je l’ai vécu à la 79e. Marc Cucurella tombe après un retour de Perisic, réclame tout de suite le deuxième jaune, l’arbitre Erik Lambrechts expulse Perisic, laisse tomber son carton rouge, et c’est Cucurella qui le ramasse et le lui rend. Il a dit : « J’ai vu que l’arbitre ne trouvait pas son carton et je le lui ai donné. » J’ai failli renverser mon cornet de frites. Rendre quelque chose à l’arbitre. Moi, l’arbitre, je le vouvoie pour mieux le contester, je ne vais pas en plus lui ramasser son matériel.
Après, Split l’a sifflé à chaque ballon. On l’accuse d’avoir plongé et d’en avoir rajouté ; lui dit que la faute était claire, que Perisic était déjà averti et que le VAR n’a rien trouvé à redire. Et ce n’est pas une première : hué par le public allemand à l’Euro 2024, sifflé en Bulgarie, en Turquie. J’ai fait le compte dans le groupe WhatsApp. Mon beau-frère a dit que c’était une tournée.
Moi je trouve ça presque beau. Slaven Bilic l’a dit mieux que moi : « C’est un grand joueur, je l’admire pour ce qu’il fait sur le terrain […] Il défend son équipe corps et âme, mais c’est évident qu’il cherche la provocation. » Ça, c’est exactement ce que je dis de nos défenseurs quand ils jouent pour nous, et exactement ce que je dis des autres quand ils jouent contre nous. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Le joueur que l’adversaire siffle, c’est le premier que je mets sur ma feuille. À un terrain plat près, hein.
Luka Modric préfère ne pas dire ce qu’il lui a dit. Maintenant, on prend match après match.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.


