Le président de l’UEFA a parlé mardi à Copenhague, devant les 900 clubs membres de l’EFC selon RMC Sport. Il a dit que le football est plus grand que ceux qui le dirigent. Il a ajouté que le football n’a pas besoin d’empereurs. Et il a appelé Hans Christian Andersen à la barre, avec Les Habits neufs de l’empereur.
Selon RMC Sport, Aleksander Ceferin visait Gianni Infantino, qu’il n’a jamais nommé. Il a lancé : « Le football n’est pas en vente, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais ». Une réponse, selon le même média, au projet du président de la Fifa de créer une société commerciale pour les droits de la Coupe du Monde, projet depuis avorté.
Marcel a lu l’article le lendemain, à la friterie, dans son hebdomadaire papier.
Un conte pour enfants dans une assemblée de dirigeants. De mon temps, les présidents se disputaient aussi. Ils le faisaient dans un couloir, et on l’apprenait trois semaines plus tard, par erreur. Il n’y avait pas d’Andersen. Il y avait un cendrier. Je ne critique pas. Je compare. Notez que la phrase sur les gardiens et les propriétaires, je l’aurais signée. Je l’aurais seulement dite plus court. Enfin. C’est l’époque.
La phrase en question, citée par la DH : « Oui, développons-nous, innovons, rendons nos clubs et nos compétitions encore plus performants, mais n’oublions jamais que le football est plus grand que ceux qui le dirigent. Nous en sommes les gardiens, pas les propriétaires. Personne n’a le droit de vendre son avenir ».
Une autre a été plus brève. « Il est temps de dire stop. » Selon RMC Sport, elle a été saluée par une ovation.
Gianni Infantino n’était pas à Copenhague. Il s’était fait représenter par son secrétaire général, Mattias Grafström.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.



