Six secondes. Le Bayern a donné le coup d’envoi samedi, une passe en retrait est partie vers Manuel Neuer, il a trop avancé son ballon. Robin Fellhauer le lui a pris. But vide. Augsbourg menait.
Je l’ai lu lundi, à la friterie, dans mon hebdomadaire. J’ai vérifié que le score n’avait pas changé. Il n’avait pas changé.
On me dit que c’est le but le plus rapide de l’histoire de la Bundesliga. L’ancien record était de 9 secondes. Kevin Volland, Hoffenheim contre le Bayern, août 2015. Karim Bellarabi, Leverkusen contre Dortmund, 2014-2015. Deux hommes pour un record. Maintenant un seul, et trois secondes de moins.
Je ne critique pas. Je compare. En 1980, au coup d’envoi, on se regardait. Le ballon allait au milieu, on posait le pied dessus, on réfléchissait. Le public avait le temps de s’asseoir. Aujourd’hui, on mesure les buts au chronomètre, comme les œufs.
Vincent Kompany a affiché une moue dubitative. Je l’ai vue sur la photo. Elle est juste.
Il y a aussi les xG. Après environ 40 minutes, Augsbourg en comptait 1,75 contre 0,72 pour le Bayern, selon HLN. Un but qu’on aurait pu marquer. De mon temps, un but était marqué ou il ne l’était pas. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
Mais Marcel, un record, c’est historique.
Selon HLN, c’est la première fois de la saison que le Bayern est mené. À la mi-temps, 1-0. Harry Kane a manqué l’égalisation de peu, à la 45e+3. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.



