3-4 à San Siro. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
J’ai regardé ça sur Sporza, le cornet de frites sur les genoux pour le moral, le GSM qui vibrait toutes les trente secondes à cause du groupe « Les Diables du dimanche ». Bruges, ce n’est pas mon club. Mais un club belge en Europe, c’est le mien, ce soir-là. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Penalty de Nicolò Tresoldi après une faute de Çalhanoğlu sur Carlos Forbs, 0-1. Historique. Lautaro Martínez égalise une minute avant la pause. Une honte. Enfin, pour le timing. Puis le gardien de l’Inter, Josep Martínez, se trompe sur un long ballon, Forbs sert Tresoldi dans le but vide, 1-2. Je me suis levée. Le chat aussi.
Tresoldi fait son triplé un quart d’heure avant la fin, 1-3. Lautaro réduit, Romeo Vermant, entré en jeu, répond par une louche, 2-4. Et là, Bonny marque le 3-4 dans le temps additionnel. Trois minutes, je n’ai pas respiré. Mon beau-frère a écrit « ça va aller ». Je l’ai retiré du groupe. Je l’ai remis après le coup de sifflet.
Première victoire de Bruges dans cette Ligue des champions, selon Sporza. Et Tresoldi a grandi près de Milan, supporter de l’AC Milan. Il a dit à Walfoot : « Pour moi, c’était un peu comme un derby… C’est énorme ! » Moi aussi, j’ai vécu un derby. Contre mon canapé.
Bruges avait déjà gagné là-bas en 2003. Je ne critique pas. Je compare.
Quatre buts à l’extérieur, trois encaissés. Historique et cardiaque, quoi. Enfin, pas mal. Maintenant, on prend match après match, hein.
Le fait est vrai, on a vérifié : Sporza.


