Alors, tactiquement, Brighton. Cinq matches sans encaisser un but, toutes compétitions confondues, depuis la qualification arrachée 2-3 à Manchester United en League Cup. Cinq. J’ai posé ma jatte de café sur la farde pour être sûr d’avoir bien lu.
En championnat, ils en sont à quatre matches sans prendre de but, et cinq buts concédés en sept matches. Meilleure défense du Royaume, à égalité avec Arsenal. Au classement, 16 points sur 21, troisièmes derrière Arsenal et Manchester City. Sur la saison : 11 matches, 8 victoires, 2 nuls, 1 défaite.
Je m’incline. Je l’écris, je le relis, je m’incline. Mon bloc à moi, le dimanche à trois heures, il tient très bien la première demi-heure. Après, mon arrière droit regarde sa montre parce qu’il doit aller chercher sa fille, et mon libéro remonte la pente du terrain 2 en marchant. La pente, c’est le facteur que les Anglais n’ont pas. Je ne dis pas que ça explique tout. Je dis qu’à un terrain plat près, hein.
Ce que je retiens, c’est la régularité. En Conference League, deux matches, deux clean-sheets, 4 points sur 6 et une 9e place. J’ai voulu faire le même tableau pour ma P3 lundi dernier. J’ai arrêté à la deuxième colonne.
Question bête, mais si on ne prend pas de but, à quoi sert le gardien ? Je creuse.
Je lui ai répondu qu’il sert à ça, justement. Elle a noté. Moi, j’ai recopié les chiffres de Brighton sur la première page de la farde, au-dessus de la compo. Mardi, on travaille la ligne défensive. Enfin, quand ils sont onze.
Le fait est vrai, on a vérifié : RTBF Sport.


