Le Bayern Munich a installé de hautes clôtures électriques opaques autour de ses terrains d’entraînement. Avec des volets roulants. Je l’ai lu le lundi, à la friterie, entre deux pages de mon hebdomadaire.
Des volets roulants. Sur un terrain de football.
Bild écrit que la Säbener Straße fait désormais penser à une « prison de haute sécurité ». Il s’agit de tenir à distance les supporters, les paparazzis et d’éventuels espions qui voudraient voir les entraînements de Vincent Kompany. Notez que ce n’est pas lui qui a commencé. Pep Guardiola avait déjà fait entourer les terrains en 2013.
En 1980, l’entraînement, on le regardait par-dessus la haie. Le jardinier taillait la haie. On voyait l’avant-centre rater, on rentrait manger. Personne n’a jamais perdu un match à cause du jardinier.
Je ne critique pas. Je compare.
Lundi, quelques volets sont restés ouverts quelques minutes. Bild a vu Luis Díaz, Joshua Kimmich, Manuel Neuer et Alphonso Davies travailler. Le soir, le Bayern a publié lui-même des images de l’entraînement sur les réseaux sociaux. On ferme pour montrer. Je n’ai pas tout compris, et je ne crois pas qu’on attende de moi que je comprenne.
Il y a aussi des terrains améliorés, un centre de performance moderne et une nouvelle boutique pour les supporters. On cache le terrain. On refait la boutique à neuf. Chacun ses priorités.
Une prison de haute sécurité pour protéger un entraînement, c’est historique. Je pèse mes mots.
Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là. Ma haie, au Parc Astrid, avait un trou à hauteur d’enfant. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : VoetbalPrimeur.be.




