La fédération espagnole a mis une amende de 602 euros au FC Barcelone, à la suite d’une plainte de l’Atlético de Madrid concernant des contacts avec Julián Álvarez. L’Atlético accuse Barcelone d’avoir approché son attaquant sans l’en avoir informé préalablement par écrit. Son contrat court jusqu’en juin 2030. La sanction relève de l’article 133 du règlement. L’Atlético avait aussi porté plainte à la FIFA, qui s’est déclarée incompétente.
J’ai lu ça le soir, ma farde ouverte sur la table de la cuisine. 602 euros. J’ai fait le calcul avec ce que je connais : la buvette. Chez nous, la buvette finance le mercato, c’est-à-dire un ballon et un jeu de chasubles par saison. 602 euros, c’est un peu plus que notre mercato, en fait. Barcelone écope pour son approche de ce que nous, on dépense pour exister.
Alors, tactiquement, ce que l’Atlético reproche à Barcelone, c’est de ne pas avoir écrit avant. Une lettre. Moi, quand je veux le gardien du club d’à côté, je passe par le délégué, qui passe par sa farde, qui passe par le président du club d’à côté au conditionnel. Ça prend trois semaines. Si l’Atlético dit vrai, à Barcelone, ils ont sauté le délégué. Voilà l’erreur. Moi, mon vestiaire, il n’a pas besoin d’article 133 : il a le délégué.
Le reste de l’histoire, je le trouve plus beau. Pendant la Coupe du monde, Álvarez avait dit vouloir réaliser son rêve de jouer pour Barcelone. Il est resté à l’Atlético, il a été sifflé, et samedi il a marqué le but de la victoire contre le Deportivo La Corogne, son deuxième match de suite avec un but. Après, il s’est excusé. « C’était une erreur. Je comprends pourquoi les supporters sont fâchés. Si j’étais supporter, je serais fâché aussi », a-t-il dit au Guardian. Une partie du Metropolitano s’est levée pour l’applaudir.
Ça, c’est le collectif. Un attaquant qui revient, qui marque et qui dit pardon dans le même week-end. Diego Simeone a dit à HLN qu’il avait beaucoup d’estime pour les gens qui disent pardon, que ce n’est pas facile.
Un attaquant qui s’excuse après un but, c’est historique. Je pèse mes mots.
Barcelone avait déjà pris une amende en 2019 pour le transfert d’Antoine Griezmann. Je note dans la farde : récidive. Dimanche, je fais la causerie là-dessus. Enfin, s’ils sont onze.
Le fait est vrai, on a vérifié : The Guardian.


