L’arbitre parle, maintenant. Après le derby basque entre l’Athletic Bilbao et la Real Sociedad, Alejandro Hernández Hernández est venu au micro de DAZN. Il a expliqué son penalty. La source parle d’un test. J’ai lu ça à la friterie, dans mon hebdomadaire.
Les faits sont simples. Quarante-cinq minutes, un but partout. Nico Williams dribble. Jon Aramburu entre en collision avec lui. Penalty. Les joueurs de la Real Sociedad contestent, demandent la VAR. La VAR confirme. Bilbao marque son deuxième but et gagne chez lui.
Il a dit qu’il était « à quatre mètres de l’action ». Il a dit que la vidéo ne change rien sans « erreur claire et manifeste ». Il a dit que l’opinion de chacun « mérite tout notre respect ». En 1980, l’arbitre sifflait, montrait le point, et on discutait de lui au café. Lui n’avait rien à ajouter. Le sifflet suffisait.
Maintenant il faut un écran pour confirmer, puis un micro pour expliquer l’écran. La VAR n’est pas un progrès, c’est un aveu. Le micro, c’est l’aveu de l’aveu.
Question bête, mais si l’arbitre explique, qui explique l’arbitre ?
Il va aussi analyser tranquillement sa semaine, pour s’améliorer. C’est honnête. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là. Et l’exercice pourrait se répéter à chaque match de Liga. Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.


