L’Angleterre a terminé troisième de la Coupe du monde. Elle est rentrée à Birmingham le 19 juillet. La Football Association a annoncé qu’il n’y aurait ni parade ni fête de retour.
J’ai lu ça à la friterie, le lundi. J’ai approuvé. Une troisième place, on rentre, on pose la valise, on dit bonsoir. Je ne critique pas. Je compare.
Le reste m’a moins plu. À Atlanta, l’Angleterre menait 1-0 contre l’Argentine. Thomas Tuchel a choisi de passer à cinq défenseurs pour défendre l’avantage. Deux passes décisives de Lionel Messi ont amené deux buts argentins. Cinq défenseurs. En 1980, on en mettait quatre, et on trouvait déjà que c’était beaucoup de monde derrière.
Depuis, il y a eu des réunions. Plusieurs, avec le vestiaire, dit Tuchel. Le 18 septembre, une longue conférence de presse pour annoncer la sélection des quatre matches de Ligue des nations. Il a rappelé Cole Palmer et Trent Alexander-Arnold. Et il a dit, selon HLN : « C’est la cicatrice des joueurs, et c’est ma cicatrice. »
De mon temps, une défaite ne laissait pas de cicatrice. Elle laissait un lundi. On le passait.
Il demande aussi du courage, et de la possession. Il juge que le contrôle a manqué en fin de match contre l’Argentine. La Ligue des nations a donc commencé. 2-3 contre l’Espagne à Wembley, avec un penalty manqué par Harry Kane. Puis 7-0 contre la Croatie, avec un but et trois passes décisives de Jude Bellingham.
Sept buts, Marcel. Avec quatre derrière, j’aurais fait pareil. À un terrain plat près.
Une compétition inventée pour les mois sans compétition, qui sert à soigner la précédente. Notez que je ne suis pas contre le progrès. Je suis contre ce progrès-là.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : HLN.



