Adrie Koster est de retour sur un banc. À 71 ans. Là, c’est historique. Je pèse mes mots.
Je l’ai appris dans le groupe WhatsApp des Diables du dimanche, entre une photo de cornet de frites et un message de mon beau-frère. Koster, c’est l’entraîneur nommé au Club Brugge en 2009, celui qui l’a mené à la deuxième place, qualificative pour les tours préliminaires de la Ligue des champions. Un club belge qui va vers l’Europe, moi, je ne l’oublie pas. Même quand ce n’est pas le mien. Surtout quand ce n’est pas le mien, d’ailleurs, ça fait des points pour le classement.
Et où revient-il ? Au Schouws elftal, une équipe d’occasion d’amateurs de la région, qui affronte régulièrement des pros en préparation. Ces dernières années : le FC Volendam, le FC Groningen, le NEC, le FC Dordrecht. Des amateurs contre Groningen, avec un ancien coach de l’Ajax sur le banc. Je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si.
Ces dernières années, il était surtout conseiller au Willem II. Il aurait pu rester au chaud. Il fait caillant, en octobre. Mais non, il repart, et il a dit pourquoi, selon Voetbalkrant : « On a évidemment des années d’expérience dans le football comme entraîneur. Alors on espère transmettre à ces joueurs quelque chose qui leur servira peut-être à l’avenir. C’est ça, au fond, le moteur. » Transmettre. J’ai eu un frisson, place 14.
Des amateurs qui jouent des pros, c’est ce que je dis depuis des années : le niveau a énormément monté.
Bon. Il y a un détail qui me reste en travers. Selon la source, tout est parti d’une plaisanterie : son nom a été cité quand l’équipe cherchait un nouveau coach. Une nomination sur une blague. C’est une honte, je pèse mes mots. Ou alors c’est le meilleur recrutement de l’année, je n’ai pas encore décidé, et le groupe vote ce soir.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.


