Oman recevait le Koweït mardi soir. Mené, il s’est imposé 3-1. Au même moment, l’Irak, deuxième au coup d’envoi, perdait 2-0 en Arabie saoudite. Dans cette Coupe du golfe arabe, les deux premiers de chacun des deux groupes de quatre passent en demi-finale. Il restait donc une place, et deux équipes pour la prendre.
Elles n’ont pas su se départager. 1-1 lors de leur confrontation directe. Quatre buts marqués, cinq encaissés, chacune. Et huit cartons jaunes chacune, le huitième d’Oman étant celui de Musab Al-Shaqsy, averti pour avoir retiré son maillot après le dernier but.
La Fédération de la Coupe du golfe a alors procédé à un tirage au sort, dans un hôtel de Djeddah. Oman l’a emporté, au détriment de l’Irak.
Un tirage au sort, je n’ai rien contre. En 1980, on tirait les groupes, et on se taisait. Mais dans un hôtel. Pas au stade, pas sur la pelouse. Dans un hôtel. On a mis des caméras partout pour voir un orteil hors-jeu, et le moment qui compte se passe là où l’on pose ses valises. Je ne critique pas. Je compare. Enfin. C’est l’époque.
Graham Arnold, sélectionneur australien de l’Irak, estimait que son équipe aurait dû passer grâce à son meilleur classement Fifa, 63e contre 80e pour Oman. « Nous devons nous en remettre au règlement de la FIFA », a-t-il dit, selon RMC Sport. Il a ajouté : « Notre niveau est supérieur à celui d’Oman, notre classement est meilleur que le leur, et si nous voulons être justes, nous devons suivre les règles. Nous verrons ce qui se passera, mais je pense qu’il ne serait pas juste que nous ne nous qualifiions pas. »
Un maillot retiré. Un carton. Et le sort de deux pays confié au hasard. Notez que je ne suis pas contre la joie. Je suis contre celle-là, quand elle coûte un jaune.
Oman affrontera en demi-finale le deuxième du groupe B, les Émirats arabes unis ou le Qatar, qui se rencontrent mercredi.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.







