Aleksander Ceferin a pris la parole mardi à Copenhague, à la tribune de l’assemblée générale de l’EFC, le syndicat des clubs européens présidé par Nasser Al-Khelaifi. Devant les 900 clubs membres, selon RMC Sport, le président de l’UEFA a déclaré : « Le football n’a pas besoin d’empereurs ».
Il n’a jamais prononcé le nom de Gianni Infantino. RMC Sport écrit pourtant qu’il ciblait la gestion de la Fifa par son président. Ceferin a aussi convoqué Hans Christian Andersen et son conte Les Habits neufs de l’empereur, celui où tout le monde voit qu’il n’y a pas d’habits et où personne ne le dit.
Louise a ouvert un nouvel onglet dans son carnet. Il s’appelle « empereurs ».
Question bête, mais pourquoi on ne dit pas le nom ? Au basket, quand on n’est pas d’accord avec quelqu’un, on le regarde. J’ai relu le conte d’Andersen dans le train de 7 h 32. C’est l’histoire d’un empereur dont personne n’ose dire ce que tout le monde voit. Et le discours, c’est l’histoire de quelqu’un dont personne n’ose dire le nom que tout le monde connaît. J’ai demandé à la rédac si c’était fait exprès. Trois personnes m’ont souri. Aucune n’a répondu. Bref, j’ai encore beaucoup à apprendre.
Le reste du discours tenait sur des phrases à retenir. « Le football n’est pas en vente, ni aujourd’hui, ni demain, ni jamais », a dit Ceferin. Selon RMC Sport, c’était une réponse au projet d’Infantino de créer une société commerciale pour gérer les droits de la Coupe du Monde. Ce projet a depuis avorté. La DH, elle, place le discours après l’échec du projet d’ouvrir l’instance aux investisseurs privés.
Ceferin a ajouté : « Nous en sommes les gardiens, pas les propriétaires. Personne n’a le droit de vendre son avenir ». Puis : « Il est temps de dire stop. » Selon RMC Sport, la phrase a été accueillie par une ovation.
Gianni Infantino n’était pas dans la salle. Il était représenté par son secrétaire général, Mattias Grafström. Louise a noté le nom dans l’onglet, avec un point d’interrogation à côté.
Le fait est vrai, on a vérifié : RMC Sport.






