Le 1er décembre 1984, Anderlecht est premier, Waregem est deuxième, et ça se termine 8-2 au Parc Astrid. Quatre jours plus tôt, le Sporting avait battu le Real Madrid 3-0. Alex Czerniatynski inscrit un triplé face aux hommes d’Urbain Haesaert. La DH range tout ça dans sa liste du 18 septembre, entre deux autres histoires.
Battre le Real et mettre huit buts au deuxième du championnat dans la même semaine, là, c’est historique. Et je ne dis pas ça parce que je suis supportrice. Enfin si. Mais huit buts au deuxième, ça veut aussi dire que le deuxième en a pris huit, et ça, franchement, c’est une honte. Les deux, le même après-midi. Mon thermomètre ne sait plus dans quel sens le tenir.
La suite de la liste lui donne le vertige dans l’autre sens. Le 25 septembre 1992, Waregem s’impose 2-5 à Anderlecht et met fin à une série de vingt-sept déplacements sans victoire là-bas : deux partages, vingt-cinq défaites. Vidmar marque deux fois, Yvan Desloover ajoute un but. Pour l’entraîneur d’Anderlecht Luka Peruzovic, c’est le début de la fin : il est convoqué par Michel Verschueren.
Vingt-sept déplacements au même endroit pour en ramener deux points, puis un 2-5. Le genre de statistique qui se retourne d’un coup, un vendredi soir.
Vingt-sept déplacements pour gagner une fois. Les gens attendaient, à l’époque. On ne changeait pas d’avis au bout de trois matchs. Enfin. C’est l’époque.
Le dernier Anderlecht – (Zulte) Waregem en date s’est terminé 2-4, avec un triplé et une ovation pour l’ancienne vedette de Waregem Thorgan Hazard. Nadine tient à préciser qu’une ovation pour un adversaire, c’est aussi une température.
Le fait est vrai, on a vérifié : DH Les Sports+.




