J’ai lu ça le lundi, à la friterie. Le propriétaire de Milan s’appelle Gerry Cardinale. Il possède aussi Toulouse. Et il étudie Al Nassr, en Arabie saoudite.
Il l’a dit lui-même à La Gazzetta dello Sport : « Il y a eu des conversations pour évaluer l’opportunité d’Al Nassr et ils m’ont approché pour l’examiner, mais nous en sommes à un stade préliminaire. »
Puis il a ajouté qu’il continuera d’évaluer des possibilités multi-clubs, « sachant que j’ai déjà Toulouse et Milan ».
Déjà. Le mot m’a arrêté.
En 1980, un club avait un président. Le président avait un club. Il venait au stade avec son manteau, il serrait des mains, et quand on perdait, on savait chez qui sonner. Je ne critique pas. Je compare.
Monsieur Cardinale veut aussi rencontrer Cristiano Ronaldo, pour comprendre ce qu’il voudra faire quand il arrêtera de jouer. C’est une bonne question. On me l’a posée aussi, en son temps. J’ai répondu que je continuerais à aller au stade. J’y vais encore, quand le calendrier respecte le dimanche à trois heures.
Il faut lui reconnaître une chose. Il se déplace. Milan contre l’Udinese, Milan contre Bologne, la présentation d’un nouveau stade pour Milan et l’Inter. Et il sera en tribune pour le derby. Un président qui va voir son équipe, ça existe encore. Je le note.
Un nouveau stade, en revanche, pour les deux clubs. Le vieux a encore son nom, celui qu’on connaît. Le prochain, on verra comment on l’appellera. J’attends de savoir avant de m’attrister.
Marcel, au basket aussi il y a des propriétaires avec plusieurs équipes. Ça vous console ?
Non.
Notez que je ne suis pas contre l’investissement. Je suis contre celui qui ne sait plus pour qui il applaudit le dimanche. Lui, au derby, il saura. Il n’a qu’un club à Milan.
Enfin. C’est l’époque.
Le fait est vrai, on a vérifié : Football Italia.







