Norman Bassette a marqué le but d’ouverture, il en est à quatre buts en sept matchs depuis son prêt de Coventry City. Et puis ça a chauffé avec Musliu. Quand un attaquant qui marque doit sortir en cours de match, il y a toujours un vrai motif. Charaï l’a dit mieux que moi : le défenseur a tenté de le faire sortir de son match, et à un moment ça a commencé à fonctionner.
Alors, tactiquement, je connais ce dossier par cœur. Mon meilleur buteur du dimanche, c’est aussi celui qu’il faut sortir cinq minutes avant qu’il prenne un deuxième jaune pour avoir répondu au numéro 5 adverse. On lui explique que le match se gagne à onze, pas depuis le banc en train de bouder. Charaï a fait exactement ça, à un terrain plat près, hein.
Protéger un attaquant contre lui-même, ça, je le mets en place le mardi. Enfin, quand ils sont onze. Sauf que le mien n’a pas quatre buts en sept matchs pour négocier avec le délégué : il a surtout envie de régler ses comptes avec le numéro 4, et rien dans le compteur pour faire passer ça.
Charaï en remet une couche : il dit que Bassette est deuxième ou troisième en Europe pour l’intensité apportée. De l’intensité, c’est exactement ce qu’un entraîneur attend. Le problème, c’est quand l’intensité et les nerfs se mélangent. Le type qui se bat sur chaque ballon est le même qui explose quand on lui chatouille la cheville.
Il ajoute que Westerlo avait assez d’occasions pour gagner 3-0, que c’est la troisième victoire de suite et encore un clean sheet, l’équipe reste invaincue depuis quatre matchs. La gestion d’un attaquant qui s’emballe, c’est le genre de détail qu’on ne lit pas dans les stats, mais qui fait gagner des matchs. Moi, je l’ai su la saison où mon buteur a pris deux jaunes dans la même semaine. On a fini neuvième.
Le fait est vrai, on a vérifié : Voetbalkrant.




